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Bienvenue chez Kamel Hattab

Mais la diversité des problématiques religieuses m’ont laissé dans la perplexité. Essayant de comprendre le phénomène et m’abandonnant à un mysticisme empreint de curiosité, j’ai peint des toiles à thèmes religieux mêlant science et religion, abstraction et figuration. C’est vers le néant que je dirigeai ma recherche, pensant y trouver la source de la vérité.

Qu’est un surhomme ? Surement pas un sportif dopé. Il doit avoir toutes les caractéristiques de l’être humain, et posséder quelque chose en plus qui le place à un niveau supérieur dans l’échelle de l’évolution. Il peut être plus puissant, plus communiquant ou plus intelligent. La technologie permet à l’homme d’acquérir ces capacités en l’habillant d’écouteurs, de téléphones mobiles, de rollers et autres artifices. La médecine peut aussi le modifier par greffes, transplantations ou prothèses.
Ce sont ces observations qui m’ont permis d’imaginer des mutants fantastiques.

Une particularité des fractales, comme de la nature est la répétition de formes similaires à différentes échelles d’observation. Une partie d’un nuage ressemble à un nuage entier, un rocher rappelle les formes de la montagne, une forme d’un chou fleur ou d’un brocoli dont les parties sont exactement à l’image du tout. Le fameux tout est rien puisque tout correspond à son entité avec des soubresauts dans le temps, dans le présent et plus tard dans le futur. La théorie du Big Bang correspond au chaos organisé et un ordre cosmique paraît évident.

Le mythe du minotaure permet de retrouver l’animalité, le sexe, la transgression et le sacrifice. Il existe un lien profond entre les deux : pour retrouver son caractère sacré, l’homme doit replonger dans l’animalité. L’homme se pare du prestige et de l’innocence de la bête. L’association du cheval et du taureau remonte à la préhistoire, à cette époque, le cheval est un symbole masculin et le taureau un symbole féminin, plus tard, un phénomène d’inversion de la représentation s’opère.

Kamel Hattab
178 pages
Edition du Sapin d'Or
2ème trimestre 2008
Format 220x220
34,80 €
Points de vente:
Librairie Concorde
8 quai des Bons Enfants
88000 Epinal
tel: 03 29 82 21 38
Préface de Jean Pierre Camard:
KAMEL HATTAB
Esprit Métaphysique
Kamel Hattab a l’esprit métaphysique d’un André Masson. Mais avant même d’analyser plus avant ses fresques et ses visions, il faut s’interroger sur la nature et l’origine mêmes d’une telle narration plastique exposée dans son oeuvre. Fasciné par les théories fractales et plus particulièrement par les ensembles de Mandelbrot, figures morphiques et mathématiques formant des surfaces de couleurs en mouvements ininterrompus, Hattab explore avec une parfaite homogénéité dotée d’une intrigante cohérence, les mythes et l’extraordinaire au sens premier du terme. Il y ravive quelques références de l’histoire qui voisinent avec quelques survivances de la bible ou de la mythologie. Joute visuelle entre le réel et l’imaginaire, la droite et la courbe, le cube et la cellule, le néant et l’existence, la lumière et la pénombre, le chaos et l’harmonie, le passé et le futur… L’uchronie artistique de Kamel Hattab change les perspectives sur l’évolution de notre civilisation et sur les théories de la création de l’univers. Il agit sur les sensations des êtres. Interpelle nos craintes et nos désirs inassouvis. Son oeuvre incite et insiste à la réflexion sur la naissance et sur la futurologie de notre monde matériel et spirituel. Aficionado de bandes dessinées, Kamel Hattab se situe, avec ses travaux, dans la lignée des grands révélateurs d’avenir et des conteurs visionnaires qui officiaient au début du XXe siècle pour l’incontournable Pulp magazine et qui ont fait le bonheur du cinéma fantastique et de la littérature dont le maître incontesté reste Isaac Asimov. Dans son fract-art, ses séries Figurations-abstractions, Minotaures et Mutants, il narre en peinture un univers inconnu où l’histoire réinvente ses propres Métropolis où déambulent de singulières idoles. Corps dénudés et écorchés. Architectures gothiques et antiques fantasmées. Parfois « gothamesques ». Sur sa toile, tout se fige dans un irréel crépusculaire au pouvoir hypnotique. Kamel Hattab adopte une vision romantique de notre civilisation. Il compose avec les labyrinthes du temps où le surréalisme architectural se mêle aux tissus vivants, où la macrosomie croise la microsomie pour donner naissance à des cyborgs soulevant l’énigme de la fusion totale entre l’organique et la machine. Phénomène que l’artiste comme le chercheur approchent de leurs mains. Hattab est un jules vernes des temps nouveaux qui renonce à la facilité éthique. Il questionne notre civilisation et notre évolution en assimilant le rêve, le désir et la science. Ses oeuvres constituent des combinaisons picturales proches de la mouvance « Steampunk » dont le cinéma s’est fait échos pour dépeindre un futur imagé. Mais plus qu’une idéologie de l’esthétique et du visuel, Kamel Hattab impose dans son oeuvre l’élan littéraire, nourricier des grands philosophes qui n’ont envisagé le futur que par la connaissance précise de notre passé. Ainsi, c’est en Hésiode contemporain qu’il écrit et formule sur la toile ses propres fables affectées de radiolaires Hacckeliens et d’architecture Fritz Langiennes. Récit savant qu’il faut appréhender avec la plus grandes des libertés.
Jean Pierre CAMARD
Commissaire-priseur,
Expert honoraire près la cour d’appel de Paris
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